Lorsque le MixIT a dévoilé la programmation de l’édition 2026, j’ai tout de suite eu envie d’y participer. Je remercie d’ailleurs Peaks de m’avoir permis d’y assister pour la troisième fois. Entre réflexions de fond et sessions techniques, voici ce que je retiens de ces deux jours.
IA : l’effet ELIZA n’a pas d’âge
La première keynote, présentée par Thibault Prévost, portait un titre accrocheur : “L’intelligence artificielle générale n’aura pas lieu”. Il a retracé l’histoire de l’IA pour démontrer que nous n’en sommes pas à notre coup d’essai.
Il a notamment parlé de l’effet ELIZA, constaté il y a déjà 60 ans (1966), qui consiste à donner plus de sens qu’il n’y en a aux échanges avec un ordinateur. Cela rappelle étrangement l’engouement actuel autour des chatbots. Au-delà de la technique, Thibault a insisté sur l’importance de nuancer les annonces plus marketing que réellement pratiques.
Technique : Vite.js et performance des animations
Sur un plan plus « code », j’ai pu assister à l’excellent talk d’Esteban Soubiran sur Vite et ses plugins.
- Vite est un serveur de dev basé sur les ES Modules et un bundler dont la majorité des fonctionnalités passent par des plugins.
- La session était interactive : on votait pour les thèmes, et celui sur la création de plugins m’a donné de belles idées d’application pour mon client actuel.
- Le timing était parfait, la nouvelle version de Vite venant tout juste de sortir.
J’ai aussi suivi la présentation de Josiane Makelele sur le poids cognitif et énergétique des animations web. Elle a rappelé une règle fondamentale : l’animation doit guider, pas distraire. Une technique simple afin de rendre les animations plus frugales est d’utiliser autant que possible le CSS via la propriété transform (coût limité) tout en évitant les @keyframes, souvent peu performants. En effet, les timelines complexes demandent des calculs importants. Il est donc conseillé de ne pas jouer avec les propriétés de layout tels que les margin/padding, width…
Design validiste : Penser pour tous
Tamara Sredojevic, au-delà de ses qualités d’oratrice, elle a abordé le sujet du design validiste en prenant pour exemple les sites de type Awwwards. S’ils sont impressionnants, ils demandent souvent une machine puissante, une excellente connexion et, surtout, d’être parfaitement valide.
J’ai retenu deux points forts de son intervention :
- L’incohérence des notations : Distinguer le design, l’utilisabilité et la créativité n’a pas de sens, car le but du design est justement d’apporter une solution créative à un problème donné.
2. La réalité des utilisateurs : On ne peut pas dire « nos utilisateurs ne sont pas handicapés », car les gens ne se déclarent pas comme tels lorsqu’ils utilisent un service. Il faut donc créer des solutions valides pour tous les publics par défaut.
L’approche de Tamara est pédagogique : plutôt que de viser une perfection de l’accessibilité souvent intimidante pour les décideurs, elle incite à une attitude positive et à encourager chaque effort fait en ce sens. C’est une démarche qui, selon moi, s’applique aussi à l’éco-conception.
Quel futur pour le développeur ?
Esteban Soubiran est revenu pour parler d’un sujet très actuel : IA, compétence et obsolescence. Avec l’IA, notre travail se déplace vers la spécification, la mise en contexte et la revue.
Il nous a alertés sur la « dette cognitive » : si l’IA produit et que nous absorbons moins, nous finirons par moins bien comprendre nos propres systèmes, ce qui fragilisera notre capacité à faire évoluer les produits. L’enjeu est de maîtriser les bases pour savoir juger ce que l’outil propose.
En Bref
Cette édition était encore une fois très riche. J’ai aussi beaucoup apprécié :
Le talk de Sofia Lescano Carroll sur la transparence radicale chez Alan : une entreprise de plus de 500 salariés où il n’existe aucune discussion privée, y compris dans les sphères dirigeantes. Et où il n’existe pas non plus de managers, du moins pas au sens conventionnel.
- La session de Nirina Rabeson (Exotec) qui nous a fait recréer en live un mini-framework JS pour appliquer les concepts fondamentaux de réactivité tout en utilisant le JSX pour la partie templating.
Je repars avec pleins d’idées, même si je regrette de ne pas avoir réussi à avoir de crêpes : au MixIT c’était les talks ou les calories.
Retour d’expérience de David, développeur Front @Peaks
Envie de rejoindre une équipe de passionnés ?
Chez Peaks, nous croyons fermement que la veille technologique et le partage de connaissances sont les piliers d’un développement de qualité. Si vous aussi vous souhaitez évoluer dans un environnement qui valorise l’expertise technique, l’accessibilité et l’innovation responsable, ne restez pas dans votre coin !
👉 Découvrez nos opportunités de carrière et rejoignez l’aventure Peaks !